Merhaba Turkiye

La première chose qui me frappe en arrivant en Turquie, c’est l’odeur. Une odeur de brulé et de poussière. Ensuite, ce sont les chiens. Partout. Comme en Grèce, certes, mais encore plus. Des chats aussi, mais surtout des chiens. Une fois ces deux premières impressions passées, on rentre dans le vif du sujet, illégalement, c’est plus amusant. C’est surtout qu’en arrivant à 20h passées, les bureaux sont fermés. On s’est installé sur le quai des pêcheurs d’Ayvalik, en plein centre ville et du coup on en profite dès le soir : première brochette dans une galette, première çorba (soupe), premier baklava turc (miam!). La ville est très agréable, étonnamment moderne.

Le lendemain, on a repéré le bureau des autorités maritimes et à 8h30, après un çay (thé, le début d’une longue série : les turcs boivent du thé comme les italiens le café), nous voilà devant le « harbour master » qui termine son petit déj au bar devant. On attend donc un peu en rebuvant un thé. Puis il nous dit d’aller acheter le « transit log », les feuillets à faire tamponner, à la marina. 2 km plus tard, on revient avec ces fameux papiers mais il s’aperçoit alors qu’on n’est toujours pas allé à la police des frontières et qu’on est donc dans le pays sans autorisation (entre temps, encore un thé). Et c’est parti pour 3km à pieds dans l’autre sens… Heureusement, le policier qui s’en occupe parle parfaitement anglais et a l’air de maitriser la situation, contrairement aux autres. Mais comme un ferry vient d’arriver, on reprend encore un thé en patientant. Après, je vais essayer d’accélérer car on doit encore passer par 5 ou 6 bureaux différents, revenir dans certains, déplacer le bateau jusqu’aux douanes, boire quelques çay, payer des taxes, attendre la réouverture des bureaux, recevoir des tampons… C’est Asterix et la maison des fous, mais en turc.

Bref, vers 16h, on en a enfin fini. On avait l’espoir d’avancer un peu l’après-midi pour se soulager la longue journée du lendemain (traversée des Dardanelles) mais c’est déjà bien entamé. Et les prévisions météo annoncent du vent fort plus tôt que prévu…

Alors, nouveau changement de plan, c’est parti pour une navigation de nuit. Et oh ! Mais y’a plein de lumières partout… des dizaines de pêcheurs, partout et des filets dérivants. On zigzague entre tout ça et vers 2h du matin, on jette l’ancre à 10 milles de l’entrée des Dardanelles pour tenter de dormir 3 heures avant la longue journée du lendemain qui s’annonce.

Je dois vous avouer qu’on a un peu zappé l’aspect touristique du Çannakale Bogazi (les Dardanelles en turc), plus occupés que nous étions à lutter contre les courants, le vent bien plus fort que prévu et le trafic plus que chargé. Mais on aura eu la compagnie de dauphins et de millions de méduses blanches. Et ça, c’est quand même la classe. Surtout les dauphins.

Le soir, c’est assez épuisés qu’on va s’abriter dans le petit port de Kemer, déjà plus que bondé d’immenses chalutiers, à couple sur 2 ou 3 rangées… Et c’est là qu’on fait notre première expérience de l’hospitalité turque…

Sur ce point là, c’est peut-être con à dire, mais les turcs sont hyper gentils. Et pas pour rire. Pas pour gratter des sous après. Non, juste parce qu’on est là en touristes, donc en « invités » et qu’on ne doit donc rien dépenser et que s’ils peuvent nous aider, ils le font. C’est comme ça qu’en 3 jours, on se fait inviter 4 fois à manger, on nous offre 2 fois des kilos de poissons, une bouteille de « champagne » d’Azerbadjan et je n’ai même pas compté les çay offerts. A cela, rajoutez une promenade en voiture à travers toute l’île de Marmara, des cours de turc, de backgammon, de belles rencontres, un pavillon turc… Bref, c’en est même gênant tellement c’est généreux.

On passera ainsi 3 jours délicieux sur l’île de Marmara où on attend une accalmie pour tracer au plus vite vers Istanbul pour récupérer les enfants !

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Un avant gout de la suite du voyage… Istanbul vue depuis l’île de Burgazada, avec un vapor en premier plan

 

Infos pratiques :

Ayvalik : amarrage à l’ancre et cul à quai au quai de la ville, entre les bateaux de pêcheurs, juste au sud de la police du port.

Kemer : amarrage à couple d’un remorqueur. Le port était bondé déjà sur deux ou trois rangées. Eau sur le quai. Un salon de thé et deux petits commerces au village.

Marmara : amarrage dans le port, à l’ancre + cul à quai. Pas beaucoup de places libres. 50 TL la nuit. Eau et électricité sur le quai. Supermarchés, gaz turc, restaurants…

Asmalikoy (Marmara) : amarrage bord à quai sur le ponton. Services limités.

4 réflexions au sujet de « Merhaba Turkiye »

    1. Ca y’est, j’ai changé la fin ! Je pensais faire plusieurs articles mais comme 1/ je n’avais pas assez de photos (ayant bêtement oublié mon appareil lors de la balade improvisée sur Marmara) 2/ il s’est encore passé plein de choses depuis donc ça aurait fait plein de petits articles en retard, j’ai donc condensé et modifié l’article quelques minutes après l’avoir publié, j’espère que ça a marché !

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      1. Ouiiiiiii ! Merci pour ce complément, qui du coup donne ENCORE plus envie de vous retrouver :))))
        Tu ne te souviens peut-être pas que Maminette était allée plusieurs fois en Turquie et qu’elle aimait beaucoup ce pays.

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